Voler comme un bateau. Curieuse référence que voilà, pour un drone volant, mais elle est au cœur du projet Flying Robots. « On a introduit le principe du foil dans l’aérien », glisse Loïc Binard, le directeur général de la start-up, qui s’apprête, sur l’aérodrome héraultais de Sauvian, à faire s’envoler un engin sans équivalent, comme les foils font décoller les bateaux de course.
L’idée est venue de spectacles, pyrotechniques notqmment, effectués sous parachutes, que l’équipe a voulu droniser et télécommander. Mais elle s’est rendu compte que les capacités de la machine étaient exceptionnelles qu’elle pouvqit transporter de lourdes charges. Loïc Binard, Directeur Général

Visuellement, c’est un paramoteur, une nacelle motorisée, ventrue mais dotée d’une queue travaillé, de 4,5m, pendue sous une voile ressemblant à celle d’un parpentiste. Techniquement c’est une innovation couverte par plusieurs brevets.
Léger, rapide, puissant
Les drones intéressent les logisticiens pour milles raisons. L’accès à des zones escarpées our forestières, dénuées d’infrastructures routières ou aéroportuaire ; le remplacement des hélicoptères ou des petits avions, coûteux, pour de la livraison de colis lourds, de moyenne et grandes tailles, l’affranchissement des problématiques d’encombrement urbain, la desserte de zones dangereuses, pour en citer quelques-unes. Mais, généralement basés sur une technologie multirotors, ils se heurtent à une double difficulté.
Ils sont complexes et donc chers et lourds. Si vous êtes cher, vous avez des difficultés à apporter une solution économiquement qcceptqble ; si vous êtes lourd, votre capacité d’emport de charge utile s’en trouve réduite.
Une voile, pointe l’ingénieur diplômé de l’Estaca, est très légère, rapportée à une aile ou à des rotors, et capable de supporter un poids « considérable. Une voile de 20kg peut porter 5t, un ratio inégalé dans l’aérien. » Véritable parachute, elle apporte en outre de la sécurité au drone, sa charge et au sol. A contrario, un paramoteur est assez lent, mais « le notre peut dépasser très facilement 20km/h ce qui est très acceptable pour faire de la logistique », grâce à l’architecture imaginée par la start-up.
« La nacelle, avec le moteur, est articulée et se comporte comme un avion sous une voile souple. Ce ça qui est unique » et qui lui confère des performances inhabituelles.
Dans l’eau, un foil va soulever le bateau (ou le retenir) en générant une très frande force sur une petite surface, réduisant la traînée et lui permettant d’atteindre des vitesses élevées. Dans l’air, le même principe appliqué à sa nacelle par Flying-Robots réduit ou augmente la portance, autorise tanôt un fort appui à vitesse réduite, au décollage et à l’atterrissage. La version de 4,5 m serait ainsi capable d’emporter 180 kg sur 300 km, celle de 7 m 350 kg sur la même distance, « en consommant très peu d’énergie, insiste Loïc Binard. Et pour un coût au kg/km deux à trois fois moindre »
Au coeur de l’Hérault
Né dans les années 2000, cumulant 2 000h de vol – quelques exemplaires ont été vendus « qui ont beaucoup intéressé les militaires » -, mis en sommeil faute de passer au stade industriel, le projet Flying-Robots a été relancé et repensé il y a deux ans, en entrant dans le giron du groupe Icare, de Bertrand Vilmer. Et c’est l’Hérault qui en est aujourd’hui le centre névralgique.
La voile et la nacelle ont été designées à Mons-la-Trivalle, dans les hauts cantons du Biterrois, le prototype fabriqué par un sous-traitant, MCJ Conception aéronautique, installé dans le petit village. Et les essais en vol de la nouvelle-version du drone débutent ces prochaines se,aines, à Sauvian. Avec un pilote, d’abord. « Ensuite, on va remplacer ses mains, ses pieds, son cerveau au fur et à mesure de la dronisation. On a devant nous encore deux ans de travail, avant de proposer un produit commercial » et aussi, des financements à boucler.
Source : Midi Libre par Ollivier Le Ny